29.05.2007
En manque d'amour
Ah la famille... des fois je me demande pourquoi je me suis tant éloigné. Mon côté vadrouilleur ? Le travail ? L’argent ? Mon sentiment d’être si différent de mes proches et amis d’enfance ?
C’est tout cela à la fois. Malheureusement, qui c’est le couillon qui s’est expatrié ? C’est bibi ! Et bibi quand il passe un weekend comme le dernier, il est dégouté d’être si loin.
Un weekend de trois jours. Toute la famille réunie pour le baptême de la petite. Une cérémonie magnifique. La petite dans sa jolie robe blanche, même pas deux ans et déjà des allures de princesse. Des sourires partout dans l’église. Au moment du baptême, les larmes de la petite (peut être un peu trop grande pour l’occasion). Un repas mémorable. Un festin pour les papilles. Une grande tablée. Des discussions qui vont bon train.
Une autre petite cousine de six ans et demi qui tombe amoureuse de moi. Là j’avoue ma faiblesse. J’ai littéralement craqué. Je me serais cru vingt ans en arrière. On s’amusait comme deux enfants, elle, enfant, moi, adulte. J’aurais bien quitté ma peau d’adulte pour retrouver ma peau innocente d’enfant. Quelle pureté dans les mots, quelle pureté dans les actes.
« Tu viendras jouer avec moi ? », « Dis, tu mangeras avec nous ? » Oh oui je vais venir jouer avec toi, et surtout passer le plus de temps avec toi pour faire le plein d’amour qui me manque. Ton amour est tellement sain, tu es remplie de vie, joyeuse, souriante. Et en plus tu veux toujours faire « à dada sur mon bidet » avec moi. Je veux profiter de ces moments là que je n’aurai plus à Paris.
Et mes parents, mon frère, mes grands-mères, mon cousin et sa femme, toujours avenants, sans cesse le sourire aux lèvres, plein d’énergie, aux petits soins, à ne jamais faire les choses à moitié. Je suis chanceux d’avoir une famille comme la mienne, d’autres n’ont pas cette chance. Qu’est ce qu’on a ri ensemble. On était tous si proches (peut être encore pas assez).
L’espace d’un instant, j’ai tout oublié. J’ai retrouvé le cocon familiale, son amour, sa force. Nul besoin de penser à demain. Mes batteries étaient vides, elles sont désormais pleine d’amour. J’en redemanderais bien encore une dose, juste une...
11:40 Publié dans Simplicité et intensité du bonheur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

